Il paraît que les IA sont désormais partout. Depuis deux ans et l’ouverture en fanfare de Chat GPT au grand public, tout le monde s’amuse avec les IA génératives, fabrique des images, des videos, des musiques, des chansons, de fausses informations, des chatbots, des livres, des synthèses de réunion, des copies de lycées, des applications mobiles, des logiciels… Demandez à la machine, elle sait tout faire ! Il suffit de savoir « prompter » !
Et comme nous avons désormais les réseaux très haut débit qui permettent de faire transiter des terabits de données par seconde entre datacenters et ordinateurs et smartphones, mais aussi les réseaux d’objets connectés qui permettent de piloter des « jumeaux numériques de territoires », tous les champs du possible sont ouverts… Beaucoup disent « occupez-vous de l’IA, car elle a déjà commencé à s’occuper de vous ! » Les experts IA sortent de terre comme les cèpes après la pluie, les agents publics utilisent Mistral ou Gemini sans même que leur hiérarchie ou les élus le sachent, lâchant dans la nature quelques données sensibles… L’innovation est une jungle, elle commence par un Far West général puis s’organise. Ce moment est venu. Les collectivités locales s’intéressent désormais à l’IA « utile » en période de restrictions budgétaires. Elles savent qu’elles devront renflouer l’État dont le privilège depuis 50 ans est de se voter un budget en déficit croissant, et elles cherchent donc des solutions pour optimiser leurs services aux citoyens, plaçant malgré tout la qualité du service rendu aux citoyens toujours au-dessus de l’économie financière réalisée (source étude data publica 2025). « Foi publique » comme on dirait à la Caisse des Dépôts, et ça fait du bien…
Alors quelles IA pour quels usages ? Cette année 2026, à présent que la poussière est retombée, organisons le paysage, prenons le meilleur de l’innovation et apprenons à nous préserver du pire. Comme toujours, les technologies qui marchent sont celles qui sont accompagnés par un support humain (télé-consultation en présence d’une infirmière, Microfolies dotées d’animateurs, Campus connectés encadrés, France Services structurées autour de médiateurs et de conseillers spécialisés…).
C’est la montée en compétences des élus, des agents publics, des salariés du privé et des citoyens qui fera la différence pour la France et qui lui permettra de développer un nouveau modèle du numérique, inclusif, durable et souverain. Le défi est considérable, mais nous en avons relevé d’autres. Collectivement, nous pouvons le faire ; IA qu’à !
Sébastien Côte, Fondateur de Mon Territoire Numérique





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